Ce samedi 21 février 2026, l’Irlande s’est imposée avec autorité face à l’Angleterre, 42 à 21, dans le Tournoi des Six Nations. À la pause, le XV du Trèfle menait déjà 22 à 7 après trois essais et une efficacité clinique dans les 22 mètres adverses. Au total, les Irlandais ont inscrit cinq essais contre trois aux Anglais. Malgré 53 % de possession et 63 % d’occupation en fin de match, le XV de la Rose a encaissé 42 points. Un revers lourd de sens avant de retrouver l'Italie et le XV de France en clôture de la compétition.
« C’est vraiment le joueur hybride parfait » : Le portrait robot du nouveau 'chouchou' de GalthiéDomination stérile et réalisme chirurgical
Les chiffres de la mi-temps racontent une histoire que les Bleus devront méditer. L’Angleterre affichait 56 % de possession et 73 % d’occupation. Pourtant, elle était menée 22-7. Pourquoi ? Parce que l’Irlande a transformé chacune de ses incursions en points.
Les stats sont implacables : 5 visites dans les 22 anglais pour 22 points, soit 4,4 points par entrée. L’Angleterre, elle, affichait 5 visites pour… 0 point. En première période, les Irlandais ont davantage utilisé le jeu au pied dans le jeu courant, avec 19 coups de pied contre 11, et surtout 481 mètres gagnés au pied contre 215 pour l’Angleterre. Résultat : moins de possession, mais une possession utile.
Défensivement, l’Irlande a frappé fort. 114 plaquages réussis contre 57 pour l’Angleterre à la pause. Cela signifie que les Anglais ont tenu le ballon, mais se sont heurtés à un rideau agressif, structuré, avec 86 % de réussite au plaquage contre 77 % pour leurs adversaires. L’Irlande a accepté de défendre pour mieux contre-attaquer.
Réaction anglaise, maîtrise irlandaise
Au retour des vestiaires, l’Angleterre a tenté de relancer la machine. Elle termine avec 462 mètres parcourus ballon en main contre 405 pour l’Irlande. Les Anglais ont battu 29 défenseurs, quasiment autant que les Irlandais (28), et inscrit trois essais au total.
Mais encore une fois, l’efficacité a fait la différence. L’Irlande termine avec 5 essais, 4 transformations et 3 pénalités. L’Angleterre, malgré 53 % de possession globale, a concédé 14 pénalités contre 12 pour l’Irlande et écopé de deux cartons jaunes. Dans les zones clés, les Irlandais ont gagné 98 % de leurs rucks (86 sur 87), sécurisant des sorties propres et rapides.
En conquête, l’Angleterre a dominé en touche (14/16), mais la mêlée a été plus équilibrée. Rien de décisif dans les phases statiques. C’est dans la gestion des turnovers et la capacité à punir immédiatement que le match s’est joué. L’Irlande a concédé 12 turnovers contre 22 pour l’Angleterre. Trop de ballons rendus à une équipe aussi clinique.
Les enseignements avant le Crunch
Pour les Bleus, ce match est une mine d’informations. L’Angleterre peut monopoliser le ballon et le territoire, mais si elle n’est pas chirurgicale dans les 22 mètres, elle s’expose. Sa défense peut être mise sous pression en multipliant les séquences rapides, notamment après jeu au pied.
La clé sera double. D’abord, l’efficacité offensive. L’Irlande a montré que chaque incursion doit être convertie. Ensuite, la discipline et la gestion des turnovers. Les 22 ballons perdus par l’Angleterre offrent des munitions précieuses à l’adversaire.
Autre point crucial : la qualité du jeu au pied. L’Irlande a gagné près de 500 mètres au pied en première période. Dans un Crunch souvent fermé et tactique, la bataille de l’occupation sera déterminante. Si la France parvient à forcer l’Angleterre à défendre longtemps, comme l’Irlande l’a fait, les espaces finiront par s’ouvrir.
On peut imaginer que les Anglais vont essayer de se remettre la tête à l'endroit après ce revers mémorable. En particulier Fort, qui est globalement passé à côté de son match, avec des touches non trouvées. Sans oublier son ballon perdu en zone de marque dès l'entame.
Un Crunch sous tension
Cette défaite 42-21 expose les fragilités anglaises : manque de réalisme, gestion perfectible des temps faibles, jeu au pied aléatoire, discipline instable. Mais elle montre aussi leur capacité à produire du jeu, à tenir le ballon et à créer des franchissements.
Pour le XV de France, le message est clair : ne pas se laisser hypnotiser par la possession anglaise. Le Crunch se jouera sur l’efficacité, la conquête et la capacité à frapper fort dans les moments clés.
Un France-Angleterre n’est jamais un match comme les autres. Si les Bleus sont toujours en lice pour le Grand Chelem à ce moment-là, on peut compter sur les Anglais pour tout faire pour tenter de les en priver. Mais après ce 42-21, les Bleus savent désormais où appuyer pour faire vaciller la Rose.
Jalibert–Ramos : la fin du numéro 10 unique ? Comment la France a (enfin) hacké le rugby moderne
L'Arundell ne fait pas le printemps ???
Amis à Laporte ou @Garou-gorille ?
Dire que les 2 frères Willis ne jouent pas pour l'Angleterre,c'est dire leur
stupidité du règlement
Bonjour,
Juste un coup de g....e contre les jounalistes TV(toutes chaînes confondues).
Pollock n'est pas la star que vous nous vendez, mais juste "un petit c.n" de 19 ans qui excite plus les jeunes anglaises que les vrais amateurs de rugby.
On me dit qu'il a joué aujourdh'ui, effectivement je l'ai vu : faire des "checks sur un ballon gagné".
Les médias anglais l'adorent en font l'avenir.
Au vu du match de ce soir s'il est l'avenir, ou sont les quatorze (voire trente deux) autres "avenirs"
dans l'ensemble je suis d'accord, ça reste un ptit c. comme tu dis.
après c'est surtout un très gros potentiel, mais comme on en a plein aujourd'hui en france au final.
c'est juste qu'eux en ont pas d'autres.
il est capable de faire des différences, mais ça reste un joueur, il est pas parfait ni le mec qui va révolutionner son poste, enfin je pense pas.
c'est juste un très gros potentiel.
il a comme caractéristiques majeures d'aller vite, d'être hyperactif et de beaucoup, beaucoup parler. Il réclame des tonnes de coups e sifflet.
C'est ce qui le rend insupportable pour moi.
S'il veut devenir un grand troisième ligne il devrait être un peu plus souvent à la mine au lieu de papilloner sur l'aile
HS : Jalibert forfait , Attissogbé passe à l'arrière et Drean passe à l'aile, Ramos étant l'ouvreur...
Durée d'indisponnibilité 2 semaines avant IRM.
M … erde. :(
Merci d’avoir remonté l’info.
La situation ne m’incitait pas à sourire mais je vous partage une vanne glânée pour l’occasion sur l’Equipe qui m’a quand même bien amusé …
« I have a Drean »
Voilà, on se détend comme on peut. 😉
Si durée d'indisponnibilité est de 2 semaines minimum, cela veut dire absent aussi contre l'Ecosse, et je rajouterai qu'il vaut mieux que l'EdF joue ces deux prochains matchs sans lui, en esperant le revoir pour le Crunch ?
Prions pour Ramos tienne le coup car il s'économise peu lui aussi !
Et dire que Lucu et Le Garrec viennent tout juste de revenir de blessure !
je veux pas dire de bêtises, mais ntamack est pas censé revenir pour l'écosse justement?
il faudrait déjà qu'il rejoue
Twickenham morne plaine !
Swing low, sweet Charlots …
Oh! purée, quelle raclée! Cette équipe Anglaise sans imagination et qui joue le même rugby qu'en 2003 (mais sans Sir Jonnhy) avec des avants lents et lourds (sauf Pockok) une charnière sans génie dont l'ouvreur passe carrément à côté de son match en multipliant les "cagades", un centre bulldozer qui ne pense qu'à démolir le type en face, complètement inefficace en zone de marque, en face d'une équipe d'Irlande toujours aussi clinique, qui fait très bien (et très vite) ce qu'elle sait faire, menée par un bon Crowley et qui, surtout, a été chirurgicale pour transformer ses occasions en points dans la zone de marque. Cette équipe d'Irlande d'ailleurs qui, par sa performance du jour, donne toute sa saveur à postériori à la victoire Française. Je pense sincèrement que quand elle accepte de se lancer dans un jeu offensif avec une conquête propre qui gave ses lignes arrières de bons ballons exploités avec beaucoup d'imagination et d'innovations comme nous avons pu le voir dans les deux premiers matchs du Tournoi, avec des individualités qui, pour moi, n'ont pas d'équivalent en Europe, la France est injouable et meilleure équipe d'Europe!
Une charnière sans génie, ni montant ni porte. Ils étaient tellement nuls que ça en perdait de sa saveur, cette raclée... :D
pocock, david? j'avoue je le préférais à pollock notamment en terme de charisme. c'était un seigneur.
sinon, j'ai vraiment trouvé gibson park excellent. crowley a été très bon aussi d'ailleurs, je me demande encore et toujours comment prendergast a pu lui piquer la place, c'est vraiment un mystère...
Déclassés les beefs, leur tournoi ressemble à un long chemin de croix, à l'inverse avec une charnière enfin éclairée les irlandais ont donné la leçon.
Je vois mal comment on pourrait passer à côté d'un grand chelem qui nous tend les bras.
En ne prenant pas au sérieux les Italiens ?
Faire attention à l'Ecosse, après q'elle ce soit sortie par miracle d'une défaite au Pays de Galles !
'L'optimisme perpétuel est un multiplicateur de force.'
40pts cet a-m ;-)
C'est aller un peu vite, non? Déjà à l'école de rugby on avait un vieil éducateur qui nous rabâchait toujours:"les matchs faut les jouer avant de les gagner!"Et pour répondre à ta question tu as @pascalbulroland ci dessous qui te donne une piste crédible. Et ne pas oublier que les Anglais (très mauvais aujourd'hui, je l'ai dit) adorent nous enquiquiner (restons polis) et sont capables de le faire rien que pour nous priver de la victoire ou le cas échéant du Grand Chelem. J'espère que les joueurs de l'EDF ne sont pas dans le même état d'esprit que toi?!