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Bernard Laporte conduit-il le rugby français dans le mur ?

Et si le rugby, souvent décrit comme un sport avec des principes, était en train de prendre la voie du foot?

Florian Blondy 04/01/2018 à 17h00
Bernard Laporte, patron du XV de France.
Bernard Laporte, patron du XV de France.

La question mérite d'être posée lorsqu'on voit la manière dont Bernard Laporte transforme le rugby français, à savoir vers un sport qui ne se préoccupe plus ni des hommes ni des petits clubs, qui a des visions à très courts termes et dont les mots d'ordre sont : recettes, audiences, victoires... Bien sûr, le parallèle avec le foot peut paraître injuste. Il ne faut pas oublier que ce qui se passe dans le monde du ballon rond - et dont le rugby était jusqu'alors en parti « protégé » - est devenu la norme : qui s'étonne de voir des clubs changer trois ou quatre fois d'entraineurs dans l'année ? Qui doute encore de l'intégrité des dirigeants de la FIFA ? Est-on surpris de voir un pays considéré comme une dictature et pratiquant l'esclavage organiser une Coupe du monde ? C'est qu'au nom de l'universalisme, le foot s'est autorisé toutes les dérives. Sous prétexte de remplir toujours plus les stades, d'être toujours plus à la télé et d'être toujours plus « mondial », il (et ses dirigeants avec) ne recule devant rien : ni scandale, ni fraude, ni déshumanisation.

Novès et le passé

Après sa nomination en 2015, beaucoup ont vu en Guy Novès l'homme de la situation. Après des années de marasme rugbystique, seulement sauvées par une finale de Mondial (loin d'être complètement méritée), et terminées par une raclée historique (amplement méritée), l'équipe de France avait besoin d'un homme fort, un homme qui sait comment gagner. Lorsque le CV affiche quatre coupes d'Europe et neuf titres de champions de France (l'entraîneur de club le plus titré de la planète) et que notre jeu est reconnu dans le monde entier, on peut légitimement prétendre à ce poste de sélectionneur de la 7ème nation au monde.

XV de France - Guy Novès : quel futur pour l'ex-sélectionneur des Bleus ?Oui mais voilà : Novès est un homme qui appartient au passé. Ce passé pas si lointain où la valeur du maillot, la notion de dépassement de soi, l'appartenance à un groupe avaient un sens, un passé où jouer les All Blacks représentait une opportunité, jouer les Anglais un challenge, jouer le Japon une assurance... Ce passé ou l'on respectait les hommes, les institutions et le travail du sélectionneur. Novès appartient à ce passé là, celui que les plus de 20 ans connaissent, et il n'appartient pas au même monde que Laporte, c'est une certitude. Et à bien y regarder, c'est peut-être une bonne chose.

D'abord parce que Laporte, c'est une nouvelle façon de concevoir le rôle de président de la FFR. Loin de la discrétion de M. Camou, Laporte est sur tous les fronts. Il occupe le paysage médiatique comme un homme politique ou un homme d'affaire soucieux de son image. C'est d'ailleurs peut-être sur ce point que Laporte se démarque de Novès : il est un homme qui met les affaires économiques et politiques au premier plan. Jusque dans sa gestion de la FFR. Novès ne vend rien, il fait son travail. Il fait son travail consciencieusement et méthodiquement, que l'on soit d'accord ou non avec ses choix est une autre chose.

Réformes, coulisses et communication

Parce que depuis que Laporte est aux affaires donc, les annonces de réformes sont plus ou moins novatrices. Le gain de l'organisation de la Coupe du monde 2023 (qui a donné lieu à une très belle campagne de communication) est l'arbre qui cache la forêt et soulève beaucoup de questions sur son attribution. Laporte clame toujours plus fort que c'est bon pour le sport amateur que d'organiser un événement aussi important. Mais si l'on se penche sur les retombées de l'Euro de foot 2016, on s’aperçoit vite que les laissés pour compte sont les petits clubs et les amateurs. Mais surtout, pour Laporte c'est une omniprésence dans les médias, et pas toujours pour de bonnes raisons : on ne reviendra pas sur l'affaire avec Altrad, mais on pourra au passage rappeler que Bernard Laporte n'en est pas à son coup d'essai. On ne présumera pas de l'innoncence de Bernard Laporte, mais force est de constater que ses démêlés avec la justice n'aident en rien à l'image de l'équipe de France et que les mauvais résultats s'ajoutent à un climat nauséabond.

Alors certes on parle de situation exceptionnelle, que tant de défaites ne sont pas tolérables mais comment en est on arrivé là ? Tout simplement par la mauvaise gestion hiérarchique et communicationnelle de la FFR. Des annonces à tort et à travers (exiger trois victoires en quatre matches alors que l'on joue deux fois les All Blacks, quelle nation pourrait aujourd'hui annoncer une telle chose ?) ; une gestion du cas Serge Simon, placé au dessus de Novès alors même qu'il est complètement novice en tant qu'entraineur ; une tournée sud-africaine encore plus catastrophique en coulisses que sur le terrain ; laisser fuiter le renvoi de Novès avant d'en avertir l'intéressé...

XV de France - Guy Novès conteste la légalité de son licenciementNous sommes aujourd'hui dans une gestion en costard de la FFR, tout se joue en coulisses. Il faut connaître le patron, être dans les petits papiers. Et peu importe le palmarès, peu importe l'implication, le projet de jeu, l'expérience.

« Fais ce que je dis, mais pas ce que j'ai fait »

L'une des raisons invoquées est clairement le remplissage des stades : faut-il rappeler que le Racing 92 ne parvient que trop rarement à remplir son enceinte de Colombes (et que la U Arena est tout sauf un stade de rugby...) ? Que jouer trois matchs en sept jours se fait forcément au détriment de l'affluence ? Faut-il rappeler que l'image que véhicule l'équipe de France remplit au moins les stades que ses résultats ? On pourra aussi rappeler que lorsque Laporte était au manette de l'équipe de Toulon, les notions de beau jeu ou de JIFF étaient secondaires : un seul essai marqué lors des phases finales en 2013, à peine huit joueurs Français (dont 5 remplaçants) lors de la finale 2014... Et l'on pourra se poser la question du nombre de joueurs JIFF issue de la formation toulonnaise qui foulent aujourd'hui les pelouses du Top 14. En définitive, pour le président Laporte c'est : « fait ce que je dis, mais pas ce que j'ai fait ». Une maxime qui s'applique également trop souvent aux hommes politiques, avec des résultats pour tout juste respectés. Bien loin de la conception patriotique et fraternelle que pouvait avoir Novès de sa mission.

Parce que la réalité du terrain, ce sont des rugbymen qui ne savent pas jouer un deux contre un, qui vont à cinq dans les rucks sans se préoccuper de savoir si la balle est gagnée ou perdue, des joueurs qui ratent des coups de pieds faciles, des transmissions de plus en plus lentes, une transformation du jeu et une créativité en berne, une qualité de formation qui souffre à chaque match international. Ce sont des joueurs de plus en plus fatigués et donc blessés. Comme dans le foot, ils deviennent des bêtes de somme obligées d'enchaîner les performances, de réitérer les efforts... Faut-il souligner le caractère traumatisant du rugby ? Il suffit de jeter un œil aux performances de Guirado et Picamoles, fers de lance dans le combat, lors des derniers tests-matchs pour comprendre que les joueurs étaient au bout du rouleau, lessivés, vidés de toute énergie, alors que nous n'étions qu'au début de l'année sportive...

Questions sans réponse

Restent toutes ces questions fondamentales qui aujourd'hui ne sont même plus posées : que faire de ce calendrier et de tous ses doublons ? Que faire de ce championnat toujours plus dur pour les organismes et pour les esprits ? Quid des JIFFs ? Parlera-t-on enfin de la formation ou de l'influence des présidents de clubs sur la sélection ? Bref, il existe des mots sur les maux.

DOSSIER. XV de France : les mots sur les maux des BleusSi Novès a sa part de responsabilité dans ces mauvais résultats, son éviction et ce qui pourrait suivre montre que le rugby français n'en est qu'au début de ses turbulences. Laporte se rêve en président qui remplit les stades et qui redonne envie aux jeunes de se tourner vers le rugby, mais s'il veut y parvenir, il devra engager des vrais chantiers et laisser tomber le copinage, les affaires douteuses, les scandales, l'omniprésence dans les médias, et surtout cette vision à court terme si caractéristique des dérives de notre société.

Nous avons l'exemple à ne pas suivre sous les yeux : malheureusement, on pourra douter de la capacité de Laporte à faire les bons choix pour le bien commun du rugby hexagonal.

GILLOU
GILLOU
N'oubliez pas que lors du dernier titre du stade toulousain en 2012 c'est zéro essai en phase finale
ketamine
ketamine
J'avais le sentiment qu'il fallait un Laporte pour arriver à faire évoluer le rugby français, un Homme à poigne pour oser et assumer certaines réformes. Mais je pensais que c'était un homme du rugby, avec des valeurs (au moins celles du milieu) malheureusement il se distingue par ses magouilleries et son irrespect à l'égard du poste de manager de l'EDF et tout particulièrement du monument Novès. Maintenant ses reformes seront plus difficiles à faire accepter et faire passer, il n'a réussi qu'à renforcer son opposition et ce malgré sa victoire pour la CM 2023. Goze peut se frotter les mains son meilleur allié dans sa guéguerre avec Laporte n'est autre que ce même Laporte (et Simon)...
AKA
AKA
Il y a longtemps que notre rugby fonce droit dans un mur, disons que Laporte et ses sbires ont accéléré le processus!!!
PERCHERON61
PERCHERON61
Belle analyse... On demande à un capitaine d'être exemplaire, on est encore plus en droit de demander la même chose à un président... En première approche, on pourrait penser que d'envoyer dans tous les clubs - des grands écrans avec abonnement à Canal - un ballon pour 5 licenciés sont des promesses tenues qui servent en particulier les petites associations Ouais, serait ce trop médisant que de penser qu'il pourrait aussi y avoir derrière ça du populisme primaire qui pouvait raisonnablement favoriser le vote de décembre 2016 ? Bien sûr que l'ancienne gouvernance fédérale méritait une réelle modernisation, bien sur qu'abandonner le grand stade était raisonnable dans le contexte économique Bien sûr, bien sûr... Mais on ne voulait pas changer un système paternaliste resté malgré tout conservateur sur trop de domaines par un autre système certes plus moderne, mais passablement affairiste et populiste... Tout ce que nous détestons, dans la vie publique notamment.
math1907
math1907
Je ne crois pas être un fan de Laporte, mais il me semble que le rugby français à déjà pris le mur en pleine gueule lors de la dernière CDM ! Aujourd'hui on ne sait juste pas trop où l'on va et ça ne changera pas tant que nos problèmes seront plus de savoir qui dirige que de se poser les questions sur quoi faire.
Uncle Ray
Uncle Ray
Un article sérieux !! Merci ... Pour ma part je pense que Bernie conduit surtout ses petites affaires. L'avenir à moyen / long terme du rugby hexagonal n'est pas un sujet pour lui !! Je me demande encore comment les clubs, le monde amateur pour l'essentiel, ont pu se laisser Berner par Bernie et ses "méthodes" : Adieu Ethique, Morale, Valeurs ...
Renahude
Renahude
Un grand bravo pour cet article.
Zimba63
Zimba63
Une question que je me posai comme ça... Cela fait près de dix ans que l'on creuse un fossé avec les autres équipes. Et puis j'ai regardé ce que l'on avait fait de différent des autres il y a 10 ans : On a modifié la règle du bonus offensif/défensif! Et on est le seul championnat à avoir fait cela! Ce changement de règle a conduit au jeu restrictif de la plupart des grosses équipes du championnat. Moins de rugby champagne, moins de temps de jeu, moins de volume de jeu, etc. Et on voit nettement la difficulté qu'éprouvent les équipes qui s'adonnent à ce jeu restrictif en coupe d’Europe. Je pense qu'il est temps de réaligner cette règle de comptage du bonus sur celle de World Rugby et on en trouvera très rapidement les bienfaits dans notre équipe nationale!
Tekaha
Tekaha
Juste merci.
MARCFANXV
MARCFANXV
C'est bien les rééditions de parpaings ou pamphlets (Ça dépend où chacun se situe !) listant les maux ou dysfonctionnements du Rugby Français...La liste n'étant malheureusement pas exhaustive et la machine à poncifs se renouvelant sans cesse, chacun peut y aller de sa diatribe, les éditeurs se frottent les mains... De temps en temps, on peut trouver autre chose....En cherchant, on peut parfois tomber sur un petit manuel parlant de "Ça qu'il faudrait faire !"....Ça change du " Ça qui va pas !", un peu plus compliqué à lire mais tellement, tellement plus intéressant !
Kak
Kak
Je viens de quitter l appli Rugbyrama... quel plaisir de vous trouver! Tant au niveau du lexique, du fond... et des com’. Merci les gars, vous faites du bien au rugby !
Enganoclédou
Enganoclédou
Merci. Article précis et bien argumenté. BL n'a pas de parole, GN lui, a des valeurs. Où est le type du passé et celui de l'avenir ?
Rugby08
Rugby08
Article qui n'apporte pas forcément d'axe de réflexion nouveau, même s'il n'est pas désagréable à lire. Toutefois l'habituel procès "les joueurs français c'est du rentre-dedans" vaut également et surtout pour Novès. L'équipe de France a clairement affiché sur ses 5-10 dernières sorties un niveau largement en-dessous des meilleures équipes de Top 14 alignant des français (La Rochelle et Clermont lorsque ce dernier jouait avec ses internationaux valides). En Novembre, on a vu nos 3/4 bleus incapables de se faire plus d'une passe, aucun lancement de jeu, aucune combinaison, et je ne parle même pas d'essais en première main. Bref, mettre en cause la formation française, pourquoi pas, mais par exemple les essais de Rougerie et Grosso en première main ce week-end montrent que le problème est peut-être plus tactique qu'autre chose, ce qui ne risque bien entendu pas de s'arranger après l'éviction de Novès et n'excuse en rien la forme employée pour son licenciement.
potemkine09
potemkine09
Je suis globalement d'accord avec l'article, qui présente beaucoup de faits incontestables. AMPSHA, beaucoup de commentateurs font un contresens en prétendant que cet article accuse Bernie-le-Dingue d'être responsable des maux du rugby national. Je comprends cet article comme disant non pas que Laporte est responsable, mais qu'il est le symbole (et le résultat des dérives) qui amènent aujourd'hui l'EdF dans le mur, et qu'il ne pourra en être le sauveur. Entre l’annihilation du 'french flair'(tm) lorsqu'il était sélectionneur à son emploi immodéré de joueurs étrangers quand il était à Toulon, il représente bien une bonne partie des choses qui ne vont pas au sommet du rugby français.
Martinou8
Martinou8
Au moins le titre et l'article sont en adéquations!! Pour ma part, ce que j'aime le plus chez Laporte c'est sa langue de bois surtout quand il dit "j'aime bien ce staff" en parlant des nouveaux coachs de l'EDF alors que l'ensemble de l'équipe est un 2eme, 3eme voir 4eme couteau. Même Brunel puisque BL aurait préféré un entraîneur étranger mais malheureusement ils sont tous sous contrat... J'espère qu'il se regarde dans la glace en se disant "oulala cette fois ci je suis dans la merde"
Alan
Alan
Cet article est une violente diatribe contre l'équipe actuelle, vous oubliez totalement la présidence de Pierre Camou qui a été aux affaires de mi 2008 à fin 2016. Vous oubliez également la LNR présidée par Paul Goze. Ce sont surtout ces personnes (avec certains présidents de club) qui sont les responsables de l'état actuel du rugby français. Ils ne font rien depuis 20 ans pour faire évoluer le rugby français. Le professionnalisme a bouleversé les données et ces vieux dirigeants n'ont pas compris que le monde avait changé, ils sont restés des amateurs. Le rugby français est la risée de tous les sportifs français. Dans quelle compétition fait-on jouer le même jour l'équipe nationale et des journées de championnat? Le rugby. Dans quelle compétition, le 1er du championnat n'est pas champion de France? Le rugby. Tous les maux actuels du rugby français seraient donc d'après vous imputables à BL alors qu'il n'est président que depuis 1 an. Les maux sont connus, le niveau actuel de l'équipe de France, les étrangers, les JIFF, la formation, les doublons, etc... Tout votre article cible la personnalité de BL avec les différentes affaires (voire affairisme) en cours. Laissons la justice faire son travail. Revenons au rugby français. Pourquoi Guy Novès a été viré (je le reconnais la forme est très maladroite) parce qu'il n'a pas eu les résultats attendus, un point c'est tout (c'est le plus mauvais résultat de ces dernières années) . Et pourtant c'est l’entraineur qui a eu les joueurs pour la préparation estivale à sa disposition le plus longtemps. Il fallait donc réagir en urgence pour le tournoi et la tournée d'été chez les Black. Maintenant attendons de voir pour les réformes de fond par rapport aux problèmes cités ci-avant. M. Blondy, je ne sais pas quel âge vous avez, mais vous semblez être un nostalgique de ces fameuses valeurs du rugby. A vous lire, le retour à une élite à 64 équipes avec 16 poules de 4 règlerait les problèmes (j'exagère un peu). Nous sommes au 21ème siècle. Les querelles actuelles de personnes n'apportent pas la sérénité nécessaire à ce débat vital pour l'avenir du rugby. Alors, évitons d'alimenter ce buzz qui attise les haines. Personnellement, je pense qu'il faut une révolution. Il faut réduire le nombre de matchs avec un championnat à 12 ou 10 équipes, voire à basculer vers un championnat d'élite fermé comme dans l'hémisphère sud et les provinces irlandaises. Oh là là, j'entends déjà les levées de boucliers dans les chaumières du Sud-Ouest. Limiter le nombre d'étrangers pour laisser la place aux jeunes (attention toutefois à l'arrêt Bosman). Revoir la formation (c'était la mission dévolue à Elissalde). Clarifier la relation entre la FFR et la LNR. Pour finir, je souhaite préciser que je ne suis pas un pro Laporte (je suis un simple amateur de rugby du Nord de la Loire), j'essaie seulement d'avoir un peu d'objectivité sans polémiquer sur des querelles de personnes (le débat actuel tourne essentiellement entre le différend Laporte /Novès, on s'en fout), et seulement d'être constructif sans haine, ni insultes (comme on en voit beaucoup trop souvent dans les commentaires des internautes). Vive le rugby.
Clempaff
Clempaff
On a compris cet auteur n'aime pas Laporte. Certaines choses sont justes mais il existe un manque d'objectivité certain dans cet article. Il ne faut pas autant vomir Laporte.
mth
mth
Pour l'instant, on a rien vu tant que le tournoi n'est pas joué. Critiquer à l'aveugle est facile, mais apporter des solutions, c'est mieux. Pour l'instant, la FFR est critiquée de toutes parts, mais on ne peut pas reprocher à ces dirigeants de ne rien tenter. Personnellement, je préfère ces initiatives que l'immobilisme des anciens représentants qui ont plombés notre sport.
ChausetteAClous
ChausetteAClous
'On ne présumera pas de l'innoncence(sic) de Bernard Laporte'...la tournure de phrase m'a bien fait marrer. En général on 'présume l'innocence' ou on 'ne présume pas de la culpabilité' de quelqu'un, l'inversion laisse assez peu de doute sur le parti-pris de l'auteur. Cela dit, je ne suis pas en désaccord avec le fond de l'article et sa conclusion. Pour équilibrer les débats, est-ce que le rugbynistère invitera un pro-Laporte à écrire une tribune?
Grand Sachem aux sages commentaires
Grand Sachem aux sages commentaires
"On ne présumera pas de l'innocence de Bernard Laporte," Lapsus révélateur ou contresens ?