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"Il a toujours mangé du caviar", pourquoi Penaud vit le moment le plus important de sa carrière

Meilleur marqueur de l’histoire des Bleus, Damian Penaud est absent du 6 Nations 2026. Un choc pour l’ailier de l’UBB, mais peut-être un tournant clé avant le Mondial 2027.

Thibault Perrin 14/02/2026 à 10h50
Intouchable hier, absent aujourd’hui. Damian Penaud paie l’évolution du jeu international. Mais ce coup dur pourrait être le point de départ d’un renouveau. Crédit image : Screenshot France 2
Intouchable hier, absent aujourd’hui. Damian Penaud paie l’évolution du jeu international. Mais ce coup dur pourrait être le point de départ d’un renouveau. Crédit image : Screenshot France 2

Un absent de marque malgré un statut historique

C’est une absence qui n'est pas passé pas inaperçue. Pour ce Tournoi des 6 Nations 2026, le staff du XV de France a choisi de se passer de Damian Penaud, pourtant meilleur marqueur de l’histoire des Bleus. Une décision forte concernant l’ailier de l’Union Bordeaux-Bègles, cadre de la génération actuelle et référence mondiale à son poste.

Touché mentalement par cette mise à l’écart, Penaud traverse une période charnière de sa carrière, comme l’a confirmé son coéquipier Maxime Lucu sur RMC après la victoire contre l'Irlande : « On savait que ce match allait faire mal aux têtes parce que t'as envie d'être sur le terrain et de porter le maillot et de vivre ces moments-là. Damian, on sait très bien tout ce qui s'est dit et tout ce qui s'est passé depuis qu'il n'a pas été pris. Il a été touché mentalement. » Une absence qui intervient dans un contexte de concurrence féroce et d’évolution profonde du jeu international.

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Derrière le talent, des exigences nouvelles au très haut niveau

Depuis ses débuts, Damian Penaud a toujours été un joueur à part. Yannick Bru le résumait parfaitement dans Midi Olympique en janvier 2025 : « C'est un génie, mais c'est aussi un escroc. Donc c'est un escroc génial ! » Un joueur capable de débloquer n’importe quelle situation, d’anticiper avant tout le monde, mais aussi de vivre sur un fil. Christophe Laussucq, entraîneur de la défense de l’UBB, l’explique sans détour sur RMC cette semaine : « Il a toujours mangé du caviar. Depuis qu'il est tout jeune, il a toujours été mis sur un piédestal. Quelquefois, dans une carrière, c'est bien de passer par des moments un peu de doute pour se remettre en question. » Et d’ajouter : « C'est la première fois, depuis que je le connais, qu'il est pointé du doigt, un peu en échec. »

Cette situation n’est pas forcément liée à une baisse de forme. Elle s’inscrit en partie dans une transformation du rugby international. Aujourd’hui, les ailiers ne sont plus uniquement des finisseurs. Ils sont des défenseurs majeurs, des joueurs impliqués dans le jeu aérien, la couverture du fond de terrain et l’organisation défensive. Or, Penaud lui-même l’admettait dans L’Équipe en septembre dernier : « J'ai toujours mes lacunes en défense... C'est important la défense. On me reproche souvent ma défense, mais à juste titre. Je n'ai rien à dire. Je peux faire mieux, beaucoup mieux. J'y travaille. Mais c'est compliqué. Je n'aime pas ça, donc c'est uniquement lié au mental. Parfois, tu as envie et parfois non. »

Cette lucidité est à saluer, mais elle souligne le défi. À ce niveau, le talent offensif ne suffit plus. La régularité et l’investissement dans tous les secteurs sont devenus non négociables.

Un joueur en reconstruction au cœur de l’UBB

À Bordeaux, ce nouveau statut oblige Penaud à évoluer. Maxime Lucu, lui aussi absent du groupe france après une blessure, décrit un joueur en pleine transformation : « Il sait ce qu'il a à travailler. De se retrouver proche de certains mecs ici à Bordeaux qu'il côtoyait moins en voyant qu'en haut il y a l'équipe de France qui se prépare, ce sont des choses que tu dois appréhender différemment. » Et surtout, un changement de posture : « On lui demande aussi d'être beaucoup plus leader. Il a eu beaucoup plus de responsabilités sur les entraînements, sur les vidéos, sur les semaines à vivre. On sent qu'il prend aussi du plaisir. Il apprend à vivre différemment et ça va forcément lui servir. »

Car Penaud a longtemps évolué dans un environnement où son génie suffisait. Comme le reconnaît Lucu avec franchise : « Ça lui demande un travail différent de ce qu'il pouvait faire d'habitude. Quand il y a Matthieu (Jalibert), Yoram (Moefana), Nico (Depoortère), ce sont eux qui font tout le boulot. » À Bordeaux, il doit désormais assumer davantage, être moteur, structurant, influent hors ballon.

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Le paradoxe Penaud : imprévisible, brillant… et parfois frustrant

Damian Penaud reste un joueur unique. Maxime Lamothe le résumait dans Midi Olympique en début d'année : « Il fait peur à tout le monde Damian. Il est tellement imprévisible. C’est aussi sa grande qualité. C’est un joueur de classe mondiale mais on sait aussi que parfois, il a le cerveau qui se débranche mais on fait avec. » Ce mélange de génie et d’irrégularité fait partie de son ADN. Yannick Bru le souligne également : « Beaucoup de nos mouvements offensifs sont déclenchés par Damian Penaud. Il est difficile de lui dire qu'il a mal fini un mouvement qui n'aurait pas débuté s'il n'avait pas été là au départ. Quand on fait le bilan, il y a beaucoup plus de plus que de moins, donc merci Damian. »

Mais au niveau international, l’exigence est différente. Les espaces sont plus rares, les systèmes défensifs mieux organisés, et la moindre erreur se paie immédiatement. Le rugby moderne demande des joueurs complets, constants, capables d’enchaîner les efforts invisibles. Ce sont ces détails qui font la différence dans les matchs couperets, notamment en Coupe du monde.

Quand tu n'es pas bon, tu ne joues pas. Ça ne fait pas de mal. Ça m'a fait chier car je reste un compétiteur. Mais quand tu fais de la merde, tu vas au frigo. (Penaud via L'Equipe)

Un passage obligé pour devenir un leader complet

Cette nouvelle mise à l’écart, après celle de l'an passé lors du Tournoi 2025, est un signal fort envoyé par le staff tricolore. Elle confirme que personne n’est intouchable, pas même le meilleur marqueur de l’histoire des Bleus. Elle ouvre aussi la porte à une concurrence accrue, avec des profils plus complets défensivement et plus constants dans l’investissement global.

Pour Penaud, c’est un tournant. Une occasion de progresser, d’élargir sa palette, et de devenir un joueur encore plus complet. Ce passage peut être déterminant en vue de la Coupe du monde 2027 en Australie. Les grandes carrières sont souvent marquées par ces moments de rupture. Des phases où le talent doit être soutenu par le travail, la remise en question et l’adaptation.

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La suite dépend de lui

À bientôt 30 ans (il les aura en septembre), Damian Penaud arrive à maturité. Cette période actuelle peut être celle de sa transformation. Celle qui fera de lui non seulement un finisseur exceptionnel, mais aussi un leader, un défenseur fiable, un joueur total. Comme le rappelle Laussucq, ces moments sont parfois nécessaires : « Quelquefois, dans une carrière, c'est bien de passer par des moments un peu de doute pour se remettre en question. »

Les plus grands joueurs ont connu ces phases. Ceux qui en ressortent grandis deviennent des références absolues.

Damian Penaud n’a jamais été un joueur comme les autres. Génial, instinctif, imprévisible. Mais pour entrer définitivement dans la légende, il doit désormais ajouter une nouvelle dimension à son jeu. Ce 6 Nations 2026 pourrait bien être le moment charnière qui transformera un génie offensif… en joueur complet capable de mener la France vers le sommet mondial.

Penaud en 2025/2026 : 

  • Matchs joués : 19
  • Titularisations : 19 (100 %)
  • Minutes disputées : 1384 minutes
  • Temps moyen par match : 73 minutes
  • Essais inscrits : 10
  • Total de points : 50
  • Moyenne : 0,53 essai par match
  • Moyenne : 2,63 points par match

(Source : All Rugby)

Vieille Gloire
Vieille Gloire

Pour moi, c’est un très bon joueur d’attaque, capable de débloquer pas mal de situations. Mais le rugby moderne a évolué, et dans le secteur des ballons hauts ainsi qu’en défense, ce n’est clairement pas son point fort.


Il a été mis de côté et, d’après les témoignages de ses coéquipiers, cela ne lui plaît pas. Il est donc vexé et touché. Mais le "caviar" comme le dit l’article (crème de ciboulette, œufs hachés et petite cuillère en nacre) c’est terminé car les ballons hauts nous ont coûté trop cher, et ce depuis longtemps.


À 29 ans, bientôt 30, je pense qu’il ne reviendra pas pour les matchs qui comptent vraiment (par exemple une demi-finale contre l’Équipe d'Afrique du Sud).


Dans ce secteur, ce n’est pas si simple à corriger, et il a pris trop de retard. À mon sens, ça ne se rattrape pas comme ça. Désolé, mais à ce poste, il ne suffit plus de courir et de marquer.


Pour jouer demain contre le Équipe du pays de Galles, d’accord. Mais au plus haut niveau, c’est autre chose.


Pour l’instant, Attissogbé donne satisfaction. On verra la suite. Et sinon, il y a encore du monde, des spécialistes dans ce secteur (notamment les autres Palois) qui sont au-dessus de lui dans ce domaine.


Ok, il ne veut pas faire les allers-retours, mais Thomas Ramos ne les a-t-il pas faits, lui aussi ? Et pendant longtemps !


À m'emdonné, si tu veux jouer tu bosses et tu te complètes (Jalibert👍), la balle est dans son camps et s'il me fait me tromper t'en mieux car les petits princes, on les trouve facilement au rayon biscuits. Et pour moi, c’est chocolat noir. 🍫.


Voila Villière revient.


PS : Le record d’essais ? Oui, bof, de toute façon tu mets Blanco à notre époque et il le bat facilement.


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Pianto
Pianto

Je te trouve un peu trop catégorique.
Tu es juste sur le constat mais au niveau des perspectives pour le futur :
1- il peut progresser
2- il y a des domaines sur lesquels il a encore de l'avance sur la concurrence.


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Vieille Gloire
Vieille Gloire

Relis bien mon post, Pianto, et tu me redis😉.


Ah bon ? Dans quel domaine ? Les plaquages, les ballons hauts, défensifs et offensifs, le nombre de mètres parcourus en travers ? Vas-y, dis-moi.


Sinon, il n’y a aucun cadeau à faire: c’est une sélection, pas un club, c'est ça aussi la concurrence !


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Pianto
Pianto

il a de l'avance dans la capacité à créer du déséquilibre dans la défense adverse, dans le un contre un également, il élimine l'adversaire et casse des plaquages comme aucun ailier français.


je suis d'accord avec ton constat sur ses faiblesses, comme je disais, mais n'oublions pas ses forces.


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Vieille Gloire
Vieille Gloire

Oui, je l’ai dit d’entrée: c’est un très bon attaquant.


Mais en 2026, cela ne suffit plus.


Il va falloir qu’il s’y mette sérieusement pour jouer les gros matchs avec l’EDF.


Personnellement, j’ai du mal à y croire…


À suivre.


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JFMA
JFMA

@Pianto
J'ajouterais une capacité à relayer (sans état d'âme et le plus souvent à propos) dans ses ©ourses en profondeur ; quand bien d'autres jeunes gazelles tentent plus volontiers le coup en solitaire.


@Tous
Pour ce qui est des axes de progrès, des efforts sont indéniablement faits en club sur le jeu aérien quand bien même je pense qu'il voleyera toujours plus qu'il ne captera.
En défense, on voit aussi à Bordeaux qu'il tente bien davantage de s'y coller même s'il demeure une bonne marge d'amélioration sur la régularité de ses placements.
Mais le mec est vraiment intelligent, quoiqu'en pensent certains, et c'est un compétiteur obsessionnel malgré ses airs un tantinet empruntés.
Il y parviendra, j'en suis persuadé.


En revanche, j'ai le sentiment qu'il ne sera jamais vraiment dur sur l'homme, au plaquage (parce qu'en percussion, c'est une autre histoire).
Et s'il venait à déséquilibrer plus systématiquement le porteur comme il sait très bien le faire quand il est en place, la "lacune" serait bien moins visible et/ou préjudiciable.


J'adore au possible ce joueur aussi iconoclaste qu'attachant ... et décisif comme peu dans l'histoire contemporaine.
Incontestablement, d'ailleurs.


Pour autant, je considère sincèrement qu'une rotation avec un Attissogbe bourré de talent et formidablement complet est entièrement justifiée aujourd'hui.
Et je ne parie pas sur l'identité du N°1 dans la hiérarchie des 2 prochaines années.


Mais Penaud ou pas, quel pied de voir le jeu (enfin !) développé par nos petits.
Ca fait un bon bout de temps que je n'avais pas vu autant de jeu à la main depuis nos 50 ... et au-delà, d'ailleurs.
Pour l'instant ça gagne et, cerise sur le Poireau, on se régale, nom d'un coq !


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dusqual
dusqual

beh parlons en de l'afrique du sud, justement, vu que c'est les matches qui comptent.


qui est ce qui se plante en défense contre eux? penaud? non.
en cdm, c'est du côté de llbb que le jeu aérien est fait et c'est lui qui est pris à défaut, entre autres.
l'automne dernier, c'est barassi qui ouvre une porte gigantesque au demi de mêlée ou les avants qui se font désosser.
j'adore loulou, mais il prend un jaune et se fait avoir sur l'essai de sacha feinberg...
c'est pas penaud qui pèche sur ces matches.


après, ça empêche pas, penaud est perfectible, on est d'accord.


mais en attendant, les autres ils ont toujours pas montré qu'ils pouvaient être à hauteur face aux champions du monde. pas même lbb.


attissogbe il va bien ok, mais c'est quoi son plus haut fait d'arme en bleu? une victoire en argentine? celle de la semaine dernière face à l'irlande? des équipes de second plan capables de battre les meilleurs mais clairement pas tous les jours quoi... dont une clairement en perte de vitesse...


donc pour jouer aujourd'hui contre le pays de galles, pas de problème, mais s'il doit jouer la nouvelle zélande de l'autre côté de la planète? oooops...


bon ok j'en rajoute, il était dans une équipe très remaniée.
n'empêche les faits disent exactement le contraire de ce que tu avances. et on parle pas de mon avis, on parle du réel, du concret.


ce qu'on sait, c'est qu'attissogbe il a jamais joué les sudafs et qu'on a absolument aucune idée du niveau auquel il évoluera le jour où ça arrivera.


pour ma part, la seule fois où je l'ai vu jouer des sudafs, c'est les bulls et il a perdu contre eux à la maison.
et devine quoi, penaud cette année à ces mêmes bulls, il leur en a mis un au bout de 3 minutes et les a battus avec le bonus chez eux... comme quoi le hasard est bien fait, hein?


pascalbulroland
pascalbulroland

Si votre référence c'est l'AFS, on ne peut juger Cros alors, car il n'a joué que 25 mn face à eux.
Alors oui, je sais, on parle des ailiers, mais ne prendre comme référence qu'un seul adversaire, c'est osé...
Attissogbé , face à la NZ, à l'arrière, lors du 1er test, a été très bon...et dans une équipe remaniée.
Il est quand même anormal qu'un type comme Penaud, avec le physique qu'il a , n'arrive pas à s'imposer dans les airs...
C'est le plus solide de nos ailiers en Bleu.


Pianto
Pianto

C'est d'ailleurs Penaud qui était envoyé en équipe de France, avec pas mal de succés, sur les renvois pour volleyer la balle vers l'arrière


pascalbulroland
pascalbulroland

Sur les coups d'envois oui, alors comment se fait-il qu'il se montre si fébrile sous les chandelles défensives ?


Pianto
Pianto

je ne sais pas, peut-être une difficulté à lire les trajectoires ?


Peut-être aussi qu'il est plus à l'aise pour courir comme un dératé et dévier que pour capter et sécuriser.


Hier contre Castres, il a fait n'importe quoi sur les ballons hauts.


pascalbulroland
pascalbulroland

Ça se travaille les ballons hauts, c'est un manque de sérieux de sa part s'il ne les travaille pas assez à l'entrainement...


Pianto
Pianto

manque de sérieux et Damian Penaud dans la même phrase ? Hum, j'ai déjà entendu ça quelque part...


🤣 1
dusqual
dusqual

beh ouais c'est pas les champions du monde? ça me semble normal de les prendre comme référence d'autant que c'est la seule équipe qui nous pose vraiment des problèmes.


pour attissogbe j'ai dit que j'en rajoutais et que l'équipe était remaniée. est ce utile de rappeler qu'il a été bon... en tant qu'arriere ?
ou de mettre cros qui lui a affronté les sud afs plus d'une fois de souvenir?


la différence c'est que penaud est centre avant d'être ailier là où attissogbe joue aussi à l'arrière, comme d'autres. donc leurs qualités sont pas les mêmes. avec notamment un physique plus lourd, il n'a en effet pas les mêmes qualités de sauteur. d'autant qu'il ne s'agit pas que de physique mais également de technique et de timing.


et je le dis qu'il est perfectible. sauf que la règle vient de changer qu'on le demandais bien moins avant et que lui part de plus loin en étant plus vieux et avec un physique moins adapté.


pascalbulroland
pascalbulroland

non Cros n'a affronté les sud af qu'en quart de la CDM, et 25mn, il était blessé à chacun des tests que les Bleus ont eu face aux sud af...
Les sud af posent des pb à toutes les équipes.
Quant au physique de Penaud, c'est le même que Grandidier, sauf que ce dernier vient du 7, a Penaud de s'en inspirer non ?


dusqual
dusqual

ca explique certainement cette défaite en quart alors...
plus sérieusement au regard de ses 4 ou 5 titres de champions de france et de ses deux étoiles européennes , si je ne m'abuse, je vais faire une exception pour lui.


Sinon oui, il peut s'en inspirer, mais de la même manière on est pas sur le même parcours ce qui explique que là dessus il ait du retard.


après j'entends parfaitement qu'on emploie des profils plus aériens , j'étais un des 1ers a amener le sujet sur le site. mais y a pas besoin de descendre penaud pour ça . on les connait ses failles, on connaît aussi ses forces et on va pas oublier tout ce qu'il a fait pour autant.


ni que les autres ne sont pas parfaits non plus et qu'ils n'ont certainement pas autant démontré que lui.


pascalbulroland
pascalbulroland

Je ne descends pas Penaud, je ne m'explique pas le fait qu'il ne travaille pas plus sur les ballons hauts vu son physique et sa bonne détente.Il a tout à y gagner


dusqual
dusqual

c'était pas pour toi que je disais ça .


Pianto
Pianto

La première fois que je l'ai vu jouer c'était dans un stade (rare chez moi, grand rugbyman de canapé devant l'éternel) c'était avec les U20, en 13.
Ce qui m'avait frappé c'était à quel point il était au-dessus des autres. Tranchant, avec des angles de courses différents de ce que proposaient partenaires et adversaires. Il était, à l'instinct, beaucoup plus efficace et dangereux que n'importe qui sur le terrain (et il y avait Dupont dans l'équipe). Puissant, rapide, incisif, insaisissable.


Mais il n'a jalais quitté ce profil de joueur "instinctif". Il est passé à l'aile pour limiter les problèmes défensifs que ses placements aléatoires et ses gènes de labrador causaient.


Et aujourd'hui, je pense à tous ces ailiers all blacks qui éclatent tout une saison, en marquant 9 essais en 6 sélections et puis qu'on ne revoit plus.
Parce qu'il y a concurrence et qu'il y a exigence.


C'est la croisée des chemins pour lui.
La concurrence est là, l'exigence aussi. Le talent est toujours bien présent et Penaud fait des actions sur un terrain de rugby que personne ou presque ne peut réaliser.


A lui de se secouer et d'ajouter une dose minimale de sérieux à sa panoplie.


👍 2
dusqual
dusqual

il y a beaucoup à dire sur damian penaud. vraiment beaucoup...


mais comment interpréter "pour entrer définitivement dans la légende"?


penaud est déjà une légende.
il vient de faire tomber un record vieux de plus de 30 piges.


la même année il bat le record d'essais en une édition de champions cup, en un match de champions cup et est élu joueur de l'année pour la même compétition. il marque également son 100e essai en club (combien d'ailier en sont arrivé là?) tout ça pour arriver à un total de 27 essais sur l'année.


c'est une légende. c'est juste qu'il a pas fini encore de l'écrire.


maintenant, en effet, le jeu aérien a pris une autre dimension depuis la fin des escorts et sa défense est perfectible.
il se doit d'évoluer sur ces secteurs, pour redevenir incontournable.
même si la défense des ballons hauts a évolué et qu'on sait pas ce que ça aurait donné avec lui.


néanmoins, galthié en faisant ça, le pique plus qu'autre chose,je pense.
même s'il n'évoluait pas tant, penaud resterait incontournable, il me semble.


on peut jouer avec attissogbe, dréan ou un autre, c'est pas le problème. mais tant que ces mecs là n'ont pas joué contre l'afrique du sud difficile de se prononcer sur une réelle pluvalue.


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Ronnie
Ronnie

Penaud une légende ??
Il est en passe de devenir un mirage voire une nature morte. ;-)


dusqual
dusqual

hehehe peut être . en attendant de voir ce qu'il en est, les faits sont là. et ça personne pourra lui enlever...


JFMA
JFMA

@Ronnie
Il est peut-être déjà un fantôme ...


Quand il se met à crocheter des gars qui ne l'avaient souvent même pas vu venir, ils se retrouvent à plaquer un spectre. ;)